Seniors : et si l’on favorisait la “bientraitance” des personnes
Sensibiliser les citoyens à “la bientraitance” des personnes âgées. Ce sujet méritait discussion. Au Foyer club de la Fontonne, hier, la conférence s’est inscrite dans la continuité de la campagne nationale de lutte contre la maltraitance.
Le CCAS et le centre local d’information et de coordination, en partenariat avec la commission éthique et droit de l’Observatoire départemental des personnes âgées, l’ont organisé avec comme leitmotiv la bientraitance. Sans édulcorer une terrible réalité, celle de la maltraitance des seniors, le thème de la conférence se voulait constructif.
Mauvais traitements
A l’échelle nationale, 70% des personnes âgées subissent de mauvais traitements à domicile. 30% sont le fruit de négligences actives et passives dans les établissements tels maisons de retraite. Les exemples sont nombreux : brutalité, sévices, infantilisation, abus de confiance, défauts de soins… La liste est longue.
L’association Almazur traite en moyenne dans le département, cinquante dossiers dont quarante liés aux maltraitances à domicile. Au-delà de la souffrance de ces personnes, les intervenants de la conférence ont souhaité sensibiliser leur auditoire aux grands principes de la bientraitance.
Le docteur Brigitte Haist est médecin territorial au Conseil général. Avec ses partenaires et membres de la commission, elle tente de protéger toutes celles et ceux en situation de fragilité et qui ne peuvent se défendre. ” Elaboré à partir de la charte des droits et libertés de la personne âgée dépendante, le diaporama prévu pour la conférence a mis l’accent sur la dignité des victimes et sur le besoin de remettre au goût du jour le respect mutuel”, développe le docteur Haist.
Une telle initiative ne peut se réaliser sans une prise de consience de chaque citoyen.
D.V
décembre 24, 2008