Ghost Rider
Ghost Rider est à la base le titre d’un célèbre comics crée en 1972. Le héros est Johnny Blaze, cascadeur à moto qui pour sauver son père d’une mort certaine pactise avec le diable. En échange il deviendra son homme de main, le Rider. Son but : traquer les âmes échappées de l’enfer. Après la mort accidentelle de son père, le jeune héros culpabilise jusqu’à oublier son amour de jeunesse la belle Roxanne.
A Hollywood depuis de nombreuses années, certains producteurs semblent se passer le mot pour produire des films convenus. Ghost Rider ne déroge pas à la règle. Les fans de Nicolas Cage peuvent toutefois se rassurer. L’acteur bodybuildé répond présent et tient le film sur ses épaules. Malgré cela, rien ne va. Le scénario est grossièrement simplifié, la sublime Eva Mendes réduite au rôle de potiche, et le ton dérisoire du film n’est pas suffisamment exploité. Les surenchères visuelles et sonores rendent l’ensemble indigeste.
Véritable jeu vidéo sur écran géant, le réalisateur a confondu cinéma et divertissement sur console. Ici les règles de base sont mises au placard et le scénario est sacrifié, mais à quel profit ? Le spectateur s’endort à coup de bons sentiments et du fameux refrain opposant le Bien et le Mal. Cependant tous les ingrédients sont réunis pour que ce film soit un véritable succès, principalement auprès des plus jeunes.
Danyl VASTO
septembre 11, 2008