Antibes : La Croix rouge d’Antibes en quête de nouveaux bénévoles
Pas de quoi tirer la sonnette d’alarme mais mieux vaut prévenir que guérir. La Croix rouge d’Antibes a besoin de bénévoles.
Un constat qu’elle observe depuis quelques années. Pour Jean Benveniste, vice-président de la délégation d’Antibes Juan-Les-Pins, il est bon de rappeler qu’une quarantaine de personnes en plus seraient les bienvenues au sein de la structure. Cela « rendrait possible une meilleure capacité de roulement. Les 80 bénévoles présents actuellement ne peuvent être partout ».
Cinq unités opérationnelles constituent l’assise de l’Antenne d’Antibes. Les secouristes notamment viennent à manquer et l’arrivée de nouveaux volontaires est réclamée pour honorer les postes de secours.
La Croix rouge ne lésine pourtant pas avec les moyens afin d’attirer du monde.
Deux fois par mois elle organise auprès du public des sessions de formation aux gestes qui sauvent. Après chaque intervention, des formateurs de l’association lancent un appel à tous ceux qui peuvent être intéressés par le secourisme.
Le succès est rarement au rendez-vous et cela ne dépend pas de la seule volonté de Jean Benveniste et de son équipe.
Le bénévolat est une vocation
Face à un contexte économique difficile, les jeunes préfèrent un travail rémunéré, plutôt que de consacrer un peu de leur temps aux actions bénévoles.
Le vice-président le conçoit même s’il compte aussi sur l’aide précieuse des retraités. En attendant ce n’est pas la raison la plus pertinente.
L’insuccès du grossissement des troupes est ailleurs. « Les gens ne restent pas », déplore-t-il. C’est bien là que le bât blesse. Il poursuit : « certains ont une méconnaissance du bénévolat. C’est une vocation, il ne faut pas l’oublier. Dès qu’ils se rendent compte qu’il faut être disponible, nombreux sont ceux qui quittent l’association ».
Ainsi l’effort de la Croix rouge sera de remettre au goût du jour une vocation en perte de vitesse dans notre société.
DANYL VASTO
Météo : les plagistes font grise mine

Le mauvais temps de ce début de saison touche de plein fouet les plagistes qui déplorent un important manque-à-gagner. Photos DV
Après la pluie le beau temps… Les premiers à espérer que le dicton populaire se vérifiera, ce sont bien les plagistes. Depuis un mois, le ciel bas et lourd comme un couvercle leur joue un vilain tour.
Petit aperçu du côté de Juan-Les-Pins où les restaurants en bord de mer attirent difficilement des clients qui viennent surtout pour le soleil.
Alain Palamiti, président du syndicat des plages est catégorique : «les professionnels constatent une baisse de 40 % environ de leur chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier à la même époque. Pas de soleil, pas de clients. Même si le beau temps réapparaît, la saison restera moyenne. Si nous avons un été nuageux, alors là ce sera une catastrophe ».
« Mes employés tournent en rond »
Même constat chez Thierry Piel, qui s’est installé cette année à l’Arc-en-ciel. Sans doute espérait-il meilleur baptême du feu. « J’ai sept employés qui tournent en rond en ce moment, déplore-t-il. D’ailleurs pour attirer des clients je compte installer un écran géant pour qu’ils suivent les matchs de l’Euro. Tous nos problèmes sont exclusivement liés aux aléas du temps ».
N’y aurait-il pas aussi un problème de pouvoir d’achat ? Hausse du carburant, flambée de l’euro ? Pour Alain Palamiti ces raisons, somme toute légitimes, ne sont pas pertinentes pour expliquer une baisse de fréquentation de la clientèle.
« La situation que nous traversons actuellement est vraiment liée aux intempéries. À ce jour, l’économie touristique n’est pas touchée par la crise du pouvoir d’achat, des Français notamment ».
Et si le mauvais temps persiste, le patron des plagistes envisage d’alerter les pouvoirs publics pour qu’ils viennent en aide aux professionnels.
Plus que jamais donc plagistes et restaurateurs sont suspendus à la clémence de la météo et attendent de pied ferme le retour du soleil.
juillet 11, 2008
juillet 6, 2008