Internet dans le viseur du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Posted On mars 18, 2008

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14 heures 30 au théâtre du Collège International. Membre du CSA depuis 1 an et demi, l’ancien journaliste Rachid Arhab a accepté l’invitation proposée par une de ses anciennes élèves la consœur Sophie Accarias. Avec un peu de retard et éreinté par le voyage, L’ex-présentateur du JT de France 2, à la fin des années 90, a évoqué sa toute nouvelle expérience à l’instance de régulation de l’audiovisuel.

Lors de l’entretien animé par Julie et Victor étudiants en deuxième année de journalisme, Rachid Arhab a longuement discuté sur les dangers d’internet. Selon lui, ce nouveau média colporte une pléthore de rumeurs notamment. Le CSA a pour mission principale de contrôler le respect de la personne humaine dans les programmes audiovisuels. A l’heure actuelle il ne peut contrôler l’intégralité du web.

 

Dès le début de la conférence, le thème majeur est abordé. Lorsque Victor présente le parcours de Rachid Arhab, il commet une erreur en affirmant que ce dernier a été JRI. Ce que réfute calmement et avec le sourire l’intéressé. Erreur fâcheuse due en parti à internet : « il y a des conneries sur le net. Non mais il faut le dire. Ce n’est pas en disant n’importe quoi qu’une information est bonne », tient-il à souligner.

Pour l’heure, le CSA n’a pas tout à fait la main mise sur internet. Il ne peut donner son avis que sur les émissions de télévision diffusées sur la toile. Toutefois les membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel tentent de trouver des solutions pour réglementer le contenu des pages web.

Tâche rendue difficile puisque ce média évolue dare-dare.

 

Complexe

 

Le CSA est composé de neuf conseillers élus pour six ans. Durant son mandat, Rachid Arhab ne peut écrire d’articles. Sa carte de presse est suspendue jusqu’à la fin de son mandat en 2013. Même si les neufs membres du CSA sont soumis au droit de réserve, il ne cache pas que pour le moment, aucune solution n’a été trouvée afin de contrôler les abus sur internet : « on y travaille mais nous sommes confrontés à une situation très complexe. Par exemple, comment interdire un site pornographique ou une chaîne porno qui émettent d’un pays étranger ».

A défaut de trouver une réponse adéquate, Rachid Arhab rappelle que Dailymotion, service en ligne de partage et de visionnage de vidéos, désire s’offrir les services du CSA pour se protéger contre d’éventuels procès. Attitude qui conforte le bien fondé du travail de cette instance de régulation.

 

Un gendarme

 

Outre le cas internet, son action se porte essentiellement sur la télévision. Le CSA délivre notamment les autorisations de diffusion mais son pouvoir a des limites.

« D’après la constitution, le CSA ne peut demander aux chaînes de télévision de visionner les émissions avant d’être diffusées », explique-t-il. C’est avec ces mots que Rachid Arhab met en cause une idée toute faite. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel ne joue pas aux gendarmes. Et poursuit : « on peut en arriver à des sanctions financières. Mais les chaînes évitent ce genre de choses. Alors on discute avec les diffuseurs de programmes audiovisuels pour trouver un accord. Le CSA est un organisme qui essaie d’être intelligent ».

Intelligent ou pas sa mission première est d’améliorer la qualité des programmes afin de protéger les internautes, les téléspectateurs des films et sites violents et pornographiques.

Rachid Arhab a bien défendu sa maison et ne s’est pas laissé piéger par les questions des étudiants. Allure décontractée, simplicité dans sa manière de s’habiller, timidité en début d’entretien, il a su intéressé le public avec des exemples concrets et précis. Malgré son droit de réserve, quelques informations ont pu filtrer à travers cet échange. Mais lorsque c’était le cas il ne parlait qu’en son nom. Journaliste professionnel, ça ne s’oublie pas si vite.

 

Danyl VASTO

 

 

Exergue : « Il y a des conneries sur le net ».

 

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