Correspondant à l’étranger : une vocation pour Florence Morice

Posted On février 27, 2008

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Vendredi 15 février 2008, le théâtre du Collège International de Cannes  accueille Florence Morice. Tom et Paul de deuxième année en journalisme animent l’entretien, sans micro cette fois-ci. Cependant cette journaliste de 26 ans, à l’aise et au sourire pétillant, peut se faire entendre pour évoquer son expérience en qualité de correspondante à l’étranger. Vocation qu’elle a mise entre parenthèse puisque depuis son retour en France il y a deux mois, elle travaille comme enquêtrice pour la chaîne de télévision Arte. C’est en projet mais dans l’avenir elle compte bien réitérer l’expérience à l’étranger, même si rien ne s’obtient sans volonté ni abnégation, précise-t-elle.  

Après le CFJ, une des écoles qui forment les étudiants au métier de journaliste, place au monde du travail pour Florence Morice. Nous sommes en 2005.

En plus de son goût prononcé pour les voyages, c’est un « regard » qu’elle a tenté de se forger en Egypte : « J’ai pigé pendant deux ans à l’étranger. Dans ce pays on traite de sujets plus exaltants, plus intéressants par rapport aux rédactions parisiennes ».

Cette opportunité de carrière, elle la doit au volontariat international qui est subventionné par le ministère des Affaires étrangères français. En contrepartie elle a dû assumer certaines responsabilités, comme dispenser des cours aux futurs journalistes égyptiens. Passionnée elle l’est. A travers son métier elle désire changer les choses et pourquoi pas sensibiliser les gens sur les problèmes de leur pays.

 Face à la réalité 

« Il y a beaucoup de bureaux de correspondants au Caire. Et au final, peu de place. Ce n’est pas facile de faire son trou là-bas, mais c’est possible ». C’est avec ces mots teintés de réalisme, que Florence Morice rend compte de son métier pendant ces deux années. Elle admet qu’à son arrivée rien n’a été joué d’avance et que les obstacles ont été nombreux : apprendre la langue, se faire un nom dans la région, ainsi que les difficultés rencontrées pour se créer un réseau.

Mais ces contraintes ne sont rien face à la censure appuyée par le pouvoir dans ce pays, où le gouvernement égyptien a exercé des pressions sur un journaliste de Libération lorsqu’elle était correspondante. Circonstances qui ont amené le confrère à modifier un article sur l’éventuel prochain président égyptien. Cette pression croissante des autorités sur les journalistes a eu raison du retour de la jeune femme en France. Elle en a eu besoin.

 Motivée 

Malgré les ennuis techniques liés à un micro défectueux, Florence Morice captive la salle grâce à la passion du métier qui transparaît dans le rappel de son parcours : « En règle générale, dans cette profession c’est important de se spécialiser. Comme correspondant à l’étranger, il faut s’adapter à une région, à un pays sans renoncer ».

Cette blonde dynamique et enthousiaste a des projets plein la tête. A la fin de son contrat avec la chaîne ARTE, une opportunité lui est offerte afin d’intégrer Radio France. Le temps de digérer son apprentissage comme correspondante et elle répondra plus tard à l’appel de l’étranger. Iran : ce serait sa prochaine destination.

Danyl VASTO

Petit moment de détente avant la tempête

Posted On février 12, 2008

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Pizza aux anchois

 

Née en Sicile, la nouvelle pizza aux anchois est devenue l’arme favorite des mafiosi de Cosa Nostra.

 

Après des années de recherche, Alessandro Anchoisalo conçoit à Palerme la première pizza tueuse aux anchois. Le procédé est simple. Préparer la patte et ajouter16 anchois à grandes écailles. Les arrêtes doivent être aussi aiguisées que des lames de rasoir. Accompagner le tout d’oignons, de 3 gousses d’ail… afin de ne pas éveiller les soupçons.

Autre recette, mise au point cette fois par Jo Alergico : la pizza-mozza. A peine ingurgitez-vous un morceau, que vous gonflez, gonflez jusqu’à ce que votre estomac éclate…

La mafia se ridiculise avec ces méthodes. Mieux vaut en rire. Lui au moins ne tue pas.

 

Danyl Vasto

 

Cher Père Noël,

 

A l’approche de Noël, nous en avons assez, assez d’être aussi peu considérés. Nous savons que tu es tendu en ce moment. Les enfants croient de moins en moins en ton existence et les grandes surfaces te causent du tort. Mais ce n’est pas une raison pour que nous subissions tes sautes d’humeur.

L’hiver, Tu nous lèves à quatre heures du matin. Pas un bonjour, rien ! Nos conditions de travail sont devenues insupportables. En l’espace d’un mois, trois d’entre nous sont morts : Jo de froid en pleine forêt après avoir cherché du bois pour les marionnettes ; Jim s’est fait aplatir comme une crêpe par la presseuse. Et Bobby s’est fait avaler par un robot-dino.

Fermons cette parenthèse pour le moment et parlons de nos vêtements. Le chapeau pointu, les collants rayés, c’est fini, ça. On a l’air de quoi ? Nous exigeons le port de casquettes de marque, ainsi que de jeans troués. Ça fera toujours plus viril.

 

Par ailleurs, pourrais-tu choisir un chef des lutins ? Tu sais, l’ambiance au sein de la communauté n’est pas folichonne. Deux clans se sont formés : les intellos qui connaissent par coeur tes 1500 tournées et les mauvais garçons qui n’hésitent pas à piéger les jouets : poupée cracheuse de feu, hache planquée… De nombreux parents se sont d’ailleurs plaints et L’UFC-Que-Choisir vient d’écrire un article : « Les lutins sont devenus des monstres ». La honte… Il nous faut un chef pour re-souder le groupe.

 

Enfin, une dernière chose. Serait-il possible d’avoir nos samedis soirs pour sortir en boîte ? Les lutins des forêts, des collines, des champs, des lacs, des pays gelés s’y retrouvent tous les week-end pour draguer. Sûr que nous serions moins stressés au travail, ça jouerait sur la productivité…

 

Bon, on espère que tu prendras en compte nos considérations. Ça urge !

 

Tes sujets et amis les lutins

 

Danyl Vasto