Elections municipales en France
Système de vote automatisé à l’aide de l’informatique, le vote électronique ne finit pas de faire parler de lui. Ces machines sont de plus en plus utilisées dans les communes de plus de 3.500 habitants. Elles ne cessent de croître et à l’approche des élections municipales, le débat est de nouveau relancé. Motif : manquement grave au principe de démocratie pour certains. Ils dénoncent les problèmes techniques liés au matériel, ainsi qu’une absence totale de transparence, puisque le dépouillement se fait de manière virtuelle. Pour d’autres l’utilisation des machines de vote représente un gain de temps considérable et ne remet pas en cause l’intégrité du mode de scrutin. Pourtant des dysfonctionnements n’ont pas manqué d’alimenter la colère des plus récalcitrants.
Moyen d’apaiser les esprits, Le Forum des droits sur l’internet a publié le 18 décembre un rapport sur les machines à voter dans les communes qui ont utilisé le dispositif durant les dernières élections. S’appuyant notamment sur l’avis de responsables de collectivités, d’experts et de fabricants de matériel, le rapport mentionne que dans l’ensemble les collectivités sont plutôt satisfaites du dispositif. Même si des efforts doivent se poursuivre en matière de sécurité afin de regagner la confiance de quelques électeurs.
Outre le vote électronique, les partisans du vote sur internet ne manqueront pas, une nouvelle fois, de susciter le débat sur les nouvelles technologies au service des grandes élections.
Danyl VASTO
Source : site des élections municipales 2008
La Cité du livre cherche son site
Journal du Festival de Mouans-Sartoux 2007
A dix heures, les stands s’ouvrent. Près de la médiathèque une tente rouge propose aux visiteurs une immersion dans l’histoire et le monde de l’écriture. Mais pas seulement. Pendant le Festival, Rolans Moreau et son équipe travaillent sur la promotion de leur projet. Objectif : installer une véritable Cité du livre et de l’écriture (CLE) dans la région. “Tout en faisant partager aux visiteurs mon goût de l’écriture et des belles lettres, j’espère bien rencontrer des partenaires pour officialiser le projet. Vous savez la Méditerranée est le berceau de l’écriture. C’est le lieu idéal”, raconte Roland Moreau, à l’origine de l’idée.
Un travail mûri depuis trois ans
Dans l’attente de trouver une municipalité “d’accueil” qui serait intéressée par l’implantation de cette Cité, Roland Moreau en propose dans ses brochures un plan : 4000 m2 avec un musée de l’écriture, des ateliers de formation sur les métiers du livre, des stages et des expositions, sans compter les activités annexes.
Outre le musée, une idée lui tient à coeur :”j’ai aussi envie de me tourner vers l’avenir. Travailler sur des nouvelles formes d’écriture, utiliser des nouvelles technologies comme le numérique”. Il compte même dénicher des sponsors et acquérir une dimension internationale.
L’équipe s’investit beaucoup. A l’image notamment de l’architecte Cathie Cotto qui a réalisé la sculpture la Tour de Babel, emblème de la CLE.
Avant la conception du projet, Roland Moreau a travaillé pour une société de documents historiques. Il a par ailleurs fondé un musée des Lettres et des manuscrits à Paris dont il est fier. L’idée d’une Cité du livre et de l’écriture au sein même de la région est particulièrement importante pour lui : “j’aime et je vis dans cette région. Je ne peux pas imaginer l’implantation de l’établissement ailleurs qu’ici”.
Danyl VASTO
Rencontre avec Laurent Bignolas
Faut pas rêver : entre journalisme et divertissement
Conférence sous la pluie du vendredi 11 janvier 2008. Le journaliste Laurent Bignolas a l’amabilité d’accepter l’invitation proposée par l’I.U.T de Cannes. Son nom ne vous est pas inconnu, son visage non plus. Bourlingueur dans l’âme, il anime depuis septembre 99 l’émission Faut pas rêver sur France 3, après avoir présenté durant cinq ans le 19/20 sur cette même chaîne.Laurent Bignolas insiste sur les deux aspects de l’émission : l’objectif est de divertir, tout en respectant la rigueur journalistique.
Georges Pernoud, producteur et présentateur de l’émission Thalassa, crée en 1990 Faut pas rêver. Neuf ans plus tard il en confie la présentation à Laurent Bignolas, qui succède ainsi à l’animateur Sylvain Augier. Le journaliste l’annonce, durant l’été prochain le programme sera condensé en huit épisodes.
Emission de divertissement, d’évasion et de découverte, la ligne éditoriale de Faut pas rêver est claire. Toutefois, M. Bignolas insiste sur le soin donné aux informations distillées dans le programme : « j’apporte une attention particulière au travail que l’on fait. Toute info doit être vérifiée, il faut penser à tout et éviter les raccourcis ».
Malgré l’envie de bien faire, les sujets délicats sont peu abordés : les guerres et les famines sur le continent africain notamment. « Georges Pernoud conseille à nos équipes d’éviter de fournir trop d’informations sur le contexte politique et économique de certains pays. Le téléspectateur est peu sensibilisé aux souffrances qui ont lieu loin de chez lui. La priorité est donc au divertissement », confie-t-il. Il n’a pas pour autant les mains liées, puisque un reportage au Myanmar a été l’occasion de signaler les pratiques de la junte birmane. L’émission établit un équilibre constant entre la réalité et l’invitation au rêve à travers le monde.
Le plaisir avant tout
Le traitement de l’information s’arrête là où un danger réside pour les équipes de tournage. Au grand dam de Laurent Bignolas : « j’aurais souhaité partir en Irak, en Iran. Mais c’est dangereux. Ce serait prendre des risques inconsidérés d’après le producteur M. Pernoud ».
Au-delà de la formule divertissement-information de qualité, M. Bignolas aime voyager aux quatre coins du monde. Ses yeux s’illuminent lorsqu’il en parle. Avant le départ des équipes, deux à trois mois sont nécessaires pour préparer une émission. Il faut deux semaines pour boucler un tournage. Conscient d’animer un programme enrichissant sur le plan humain, Faut pas rêver nécessite de gros moyens financiers. 100 000 euros pour un numéro. Ainsi qu’un travail conséquent en amont : « c’est beaucoup de travail tout au long de l’année. La rigueur est de mise. Il ne faut pas dire n’importe quoi et s’interroger tout le temps sur ce que l’on peut ou pas diffuser ».
Une histoire
A 47 ans, son amour pour les voyages à la rencontre d’autres peuples reste intact. C’est la mort dans l’âme qu’il se résout parfois à taire certaines vérités, à cause des 1h50 d’émission. L’information n’existe que pour être partagée et il aime avant tout raconter une histoire.
Souriant du début jusqu’à la fin, Laurent Bignolas a réussi un grand tour de force. Outre la sympathie affichée pour parler de son travail, quelques filles du public n’ont pas été insensibles à son charme.
Mais mesdemoiselles il ne faut pas rêver, il est marié.
Danyl VASTO
janvier 31, 2008

janvier 19, 2008
janvier 16, 2008