Villiers-le-Bel sous haute pression
Après le tragique accident qui a endeuillé Villiers-le-Bel, place à ma consternation.
Nicolas Sarkozy va droit dans le mur. Sa politique pour régler les problèmes en banlieue sera un échec. Son tout répressif va s’épuiser aux rythmes des discours qui tirent sans arrêt sur la ficelle émotionnelle. Evidemment qu’il faut réprimer les jeunes casseurs munis d’armes, biensûr que des policiers subissent des attaques invraissemblabes. Mais l’essentiel est d’appréhender le mal chronique des banlieues. Comprendre ce qui n’a pas marché depuis ces trente dernières années.
Notre président devrait se comporter en rassembleur, gouverner pour tous les Français et arrêter de stigmatiser une population en souffrance. Passez à l’action M. le président! les belles paroles ça va un moment. Il faudrait se pencher sur l’épineux problème du chômage en banlieue une fois pour toutes. C’est faire preuve de bon sens, ce n’est pas la panacée mais c’est un début. Lorsque M. Sarkozy dissocie émeutes et crise sociale, que cherche-t-il ? susciter la provocation. Le dialogue entre les jeunes et la police a été rompu. Merci cher président. Je souhaite le retour à une police de proximité.
Notre président sait manier le verbe, mais sait-il communiquer avec les jeunes des banlieues ? La réponse est non.
Danyl Vasto
décembre 8, 2007