La baisse de TVA devrait favoriser celle des prix dans les restaurants
Dès aujourd’hui, la TVA dans la restauration passe à 5,5 % au lieu de 19,6 %. La Chambre de commerce et le syndicat hôtelier UMIH ont informé les professionnels de la restauration, sur les avantages liés à ce changement.
C’est fait, la baisse de la TVA dans la restauration entre en vigueur aujourd’hui. Elle passe à 5,5 %. La CCI de Boulogne a organisé une réunion d’informations. Le but était d’éclairer restaurateurs, cafetiers… sur les changements induits par cette nouvelle disposition fiscale.
Pour ce faire, la CCI a fait appel à Danièle Deleval, vice-présidente confédérale de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH).
Contrat d’avenir
Francis Carton, expert-comptable de l’Union locale des experts-comptables, a alimenté la réunion par des exemples concrets afin de rappeler les principes de la TVA. L’UMIH a assuré que la restauration ne perdra par d’argent. D’après le syndicat, le chiffre d’affaires hors taxe ne baisse pas, il va même augmenter. Et poursuit que le taux fixé à 5,5 % dans la restauration, doit permettre de diminuer le prix des menus à la carte.
« Vous avez par exemple quarante produits dans votre restaurant. Sur ces produits, vous allez en choisir dix, ceux qui se vendent le mieux comme le thé, le café, sur lesquels vous appliquerez une baisse de 11,8 % sur le prix de vente » , explique Danièle Deleval.
Cette application entre dans le cadre du contrat d’avenir signé entre l’État et les organisations professionnelles. Outre une baisse des prix que les restaurateurs notamment doivent effectuer, l’accent sera mis sur la création d’emploi et sur la revalorisation des salaires du personnel.
Au restaurant « Chez Jules ». Claude Leleu, gérant de l’établissement, s’engage à une répartition par tiers : « Un tiers ira au personnel, un autre tiers dans l’investissement et le dernier dans la baisse des prix de nos cartes. Je ne cherche pas à utiliser cet avantage pour me faire une trésorerie supplémentaire ». Tous les restaurateurs n’en feront pas autant. D’aucuns préfèrent attendre de voir avant de baisser leurs tarifs : « La TVA n’appartient pas au restaurateur. Ceux qui ne diminuent pas les prix font une erreur, pire ce sont des malhonnêtes », affirme Danièle Deleval.
Les services de la concurrence et de la répression des fraudes constateront prochainement, si oui ou non, restaurateurs et cafetiers jouent le jeu. Gare à ceux qui ne le feront pas.
PAR DANYL VASTO
Après la victoire de vendredi soir, après la nuit de fête à n’en plus finir… Hier matin, la liesse populaire n’est pas retombée pour autant. Le coeur des Boulonnais a été à l’image du temps, ensoleillé. La fête s’était prolongée tout au long de la nuit de vendredi à samedi. Boulogne est en ligue 1, un événement majeur dans le coeur de tous les amoureux du club, d’une ville.
Hier matin, ils ont encore été nombreux à ne pas réaliser la performance. Vous ne rêvez pas, c’est chose faite, la joie festive peut donc jouer les prolongations. Elle a été manifeste aux abords du marché de la place Dalton. Les supporters ont arpenté les rues, fiers d’arborer leurs écharpes aux couleurs de l’USBCO. Ils reviennent sur la montée de l’équipe en ligue 1 : « Nous espérons le maintien de Boulogne la saison prochaine ». Un souhait que partagent de nombreux passants. Certains voient même Boulogne accéder à la Ligue des champions : « Ce n’est pas impossible. Il faudrait attendre deux, trois ans pour prétendre y accéder ».
Fierté locale
Après la victoire, les embrassades et autres cris de joie étaient légion en ville. Les klaxons ont retenti le long de la Grande rue, suivis des « Boulogne est en ligue 1 ! ! », « Bravo, on l’a fait ! ! ». Sous un soleil de plomb, d’autres fêtards de la veille n’ont pas boudé leur plaisir en buvant quelques bières. Les élucubrations de ces derniers n’ont pas manqué, mais dans l’ensemble, un sentiment de plénitude a plané au-dessus de toutes les têtes. Une fierté locale, une soirée impérissable dans la mémoire collective. Espérons tout simplement que le parcours de Boulogne en ligue 1 s’écrira avec un grand V, celui de victoire. •
DANYL VASTO
Spécialisée dans les systèmes de navigation, l’entreprise, a elle aussi choisi la Côte d’azur comme base pour ses activités en méditerranée.
“Le site de Sophia-Antipolis permet à notre entreprise d’être au coeur du marché”, justifie Chris Loizou, directeur de Transas Mediterranean. Un choix stratégique pour couvrir la zone du pourtour méditerranéen et ainsi faciliter les échanges avec ses clients et distributeurs. Fournisseur leader d’une large gamme de produits et solutions IT pour l’industrie marine, Transas est ainsi implantée depuis juillet dernier sur la Côte d’azur. L’entreprise propose des systèmes et équipements de navigation à bord, des simulateurs maritimes, ainsi que des systèmes de surveillance et de sécurité côtière et de gestion de crise… Une approche globale, clé en mains, qui s’adresse tant aux services de sécurité marine et organisations navales, qu’aux gouvernements et collectivités, mais aussi aux compagnies maritimes, armateurs… jusqu’au plaisancier individuel.
Le site de Sophia-Antipolis permet également à l’équipe d’ingénieurs d’être à proximité des clients et de pouvoir assurer avec rapidité la maintenance du matériel Transas établi par exemple sur les ports de Gênes, Malte où encore de Chypre. La filiale azuréenne de l’entreprise dispose aussi d’un centre de formation clientèle, composé pour l’essentiel d’armateurs. Sur le site, des simulateurs de navigation permettent de modéliser les ports, d’étudier la faisabilité des navires.
(réalisation) Danyl Vasto
(Commentaires) Maxime Davoust et Adrien Béziane
EXPERTISE. ELLE DEVIENT INCONTOURNABLE : RETOUR D’EXPÉRIENCE D’UNE ENTREPRISE SUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA TRAÇABILITÉ.

Une démarche de traçabilité ne s’improvise pas. Dans le secteur de l’alimentaire, particulièrement la viande depuis les crises de la vache folle ou la grippe aviaire, c’est même devenu un impératif. Ainsi, Guillot viandes, spécialisée dans la découpe et la fourniture en gros de viande fraîche, se veut exemplaire en matière de traçabilité. Créée en 2000 dans la zone industrielle du haut Careï à Menton, cette PME a déjà investi près de 600.000 euros pour mettre en place un système de traçabilité performant et totalement fiable. Son établissement est en effet équipé d’un véritable matériel d’hygiène, comme de nouveaux appareils à emballage sous vide (barquetteuse) afin de conserver les aliments parfaitement au frais. La société est en outre agréée HACCP : un système qui s’efforce d’analyser, d’identifier, bref d’anticiper tous risques alimentaires. A toutes les étapes : chez le grossiste azuréen, la viande effectue un parcours entre différents ateliers. Chacun d’entre eux répond à une fonction bien précise. « L’un fait office de chambre froide, tandis qu’un autre est destiné à la découpe. Même les déchets sont tracés et regroupés dans une salle. En début de chaîne, chaque quartier de viande est pesé, étiqueté notamment pour identifier sa provenance. Chaque employé doit identifier les pièces à découper et un produit ne doit jamais faire marche arrière durant le processus de traçabilité. Nous effectuons des analyses bactériologiques tous les mois. Et la température est automatiquement prise afin de ne pas briser la chaîne de froid », souligne Paul Guillot, dirigeant de l’entreprise.
Pour mener à bien ce système de traçabilité qualitatif, Guillot Viandes s’est attaché depuis deux ans le savoir-faire d’un contrôleur en hygiénisme, Vincent Pomares : « Il nous accompagne dans la mise à jour du dossier d’agrément. L’appui d’un expert est précieux pour mener à bien l’ensemble de cette démarche qui répond, entre autres, à la réglementation française en matière de sécurité alimentaire. Mais c’est aussi très important en terme d’image vis-à-vis de notre clientèle », insiste Paul Guillot qui précise que le système mis en place est aussi quantitatif : il permet donc une meilleure gestion des comptes, un atout direct pour faciliter le travail du chef d’entreprise et de son expert-comptable.
Outre l’aspect technique, notamment pour le matériel, la mise en oeuvre effective d’une transparence dans l’acheminement des produits demande une sensibilisation régulière du personnel. Une fois par mois, Vincent Pomares organise une demi-journée pour rappeler les grands principes de la démarche. Un message qui est aussi relayé au quotidien par les chefs d’équipes des différents ateliers. Au global, Paul Guillot reconnaît que la mise en place d’un tel dispositif représente un coût non négligeable « C’est vrai que c’est un investissement. Financièrement, mais aussi en termes de temps, d’implication du personnel, de gestion de la traçabilité… Mais un investissement déterminant pour la notoriété et la crédibilité de l’entreprise ». D’autant plus que ses clients sont composés essentiellement de restaurants, du lycée hôtelier Paul Augier, d’hôtels de renom comme le Martinez, le Palais de la Méditerranée ou le Méridien Beach Plaza à Monaco. Une clientèle exigeante, pour qui la traçabilité est incontournable. Depuis le producteur au consommateur, l’heure est plus que jamais à la sécurité alimentaire et à la transparence.
plus sur le site de l’Agence Française
pour la Sécurité Sanitaire
des Aliments : www.afssa.fr
et sur :
www.tracenews.info
www.poletracabilite.com
Introduction
Les plates-formes collaboratives font leur entrée dans le monde professionnel. Depuis quelques années, dirigeants d’entreprise, de collectivités locales et territoriales, dircoms ont vu en ces nouveaux outils de communication, un moyen tangible afin d’accroître, entre autres, la productivité et améliorer la formation de leurs salariés.
I Les plates-formes collaboratives apparaissent dans le monde professionnel. À quoi servent-elles pour les dircoms ?
Blog, un mot qui sonne à la perfection auprès du grand public. D’ailleurs, le monde de l’entreprise, des collectivités locales et territoriales a bien repéré ce que la plate-forme collaborative pouvait lui apporter. Ce n’est encore qu’un début, mais certains dirigeants, notamment, tentent d’introduire ces nouveaux moyens de communication au sein de leur structure. L’objectif fondamental est de renforcer les liens entre salariés, et par conséquent améliorer la communication interne.
Le dircom est un acteur privilégié dans l’afflux de toutes ces nouvelles technologies. Les différents outils mis à sa disposition vont lui permettre de choisir le média le plus approprié en adéquation avec ses idées et objectifs, en vue de l’élaboration de sa stratégie de communication en interne comme en externe.
a) Elles permettent le travail à distance
Peu importe l’éloignement géographique, chaque intervenant, collaborateur pourra intervenir sur un document à sa guise. C’est également utile pour gérer un projet. Le réseau n’est pas rompu, que l’on vive dans les quatre coins du monde ou à proximité de son lieu de travail.
De plus, les prouesses technologiques sont telles, de nos jours, que les informations sont transmises en un temps record, voire en temps réel.
b) Le management évolue
Travailler en équipe, privilégier l’organisation en réseau. Voilà le leitmotiv du manager. C’est d’ailleurs une nouveauté, en comparaison du modèle hiérarchique. Le dircom se fixe comme objectif de créer de nouveaux liens, de nouvelles relations entre les salariés. Son rôle est proche du chef d’orchestre. Il doit animer, gérer son équipe au service des intérêts que se seront fixés au préalable la direction.
Le but ultime : accroître les compétences des différents acteurs, agir sur leur créativité et faire accepter l’idée, dans la mesure du possible, de collaborer entre eux dans un esprit d’ harmonie.
c) Un challenge pour les Collectivités locales et territoriales
Le travail collaboratif est une aubaine pour les Collectivités locales et territoriales. Les plates-formes collaboratives détiennent un véritable potentiel d’innovation et de production. En partant de ce postulat, elles doivent se fixer les objectifs suivants : animer en amont les réseaux, implication des échelons locaux, maximiser les processus de décision.
Les conséquences positives dans l’amélioration du travail pour les collectivités locales et territoriales sont loin d’être négligeables. De nombreuses qualités sont mises en avant comme l’initiative qui favorise l’autonomie des salariés. Les différents acteurs accroissent leur productivité grâce à la coopération notamment. Tout cela exige tout de même une bonne organisation.
II De quelle manière le dircom utilise t-il les plates-formes collaboratives ?
Après avoir analysé les raisons pour lesquelles le dircom a tout intérêt à s’intéresser à ces nouveaux outils de communication, après les avoir appréhender, encore faut-il les adapter, les mettre en place dans le monde de l’entreprise et des collectivités locales. Une telle initiative demande du temps et de la patience.
a) Comment se définit un travail collaboratif ?
Après que chaque acteur ait accepté les conditions du travail collaboratif, Le dircom doit susciter chez son groupe l’envie du « travailler ensemble ». Au demeurant, le désir de coopération ne suffit pas. En effet, la technologie est le relais indispensable afin que cette collaboration soit des plus efficaces : pour permettre d’échanger des informations le plus rapidement possible par exemple.
Un travail collaboratif proche du succès, est un processus qui s’établit sur le respect de l’autre. Si les collaborateurs ne se respectent pas, il n’y aura pas de collaboration effective. Malgré ce fait, chaque direction conçoit le travail de coopération différemment. Les moyens mis en œuvre varient par conséquent.
L’une par exemple adoptera la manière forte. Ce n’est pas forcément la meilleure solution puisque la communication risque d’en pâtir. La collaboration, le fameux « travailler ensemble », prôné par le dircom, risque ainsi de voler en éclats. C’est un véritable travail d’orfèvre pour ce dernier. La tâche est loin d’être aisée pour créer un réseau efficace et sans problèmes. C’est un véritable challenge.
b) Choisir un outil collaboratif
Parler des outils collaboratifs, c’est une chose. Faire bénéficier aux collectivités locales du meilleur logiciel, c’est un impératif. C’est une étape importante car une fois le dispositif choisi, il est proposé à l’ensemble des salariés de l’organisation. Encore faut-il qu’il corresponde aux valeurs et principes véhiculés par les dirigeants qui désirent le mettre en place.
Pour cela, une grille d’analyse est indispensable afin de comparer les divers outils collaboratifs. Celle-ci facilite également le choix définitif, après une longue étude, pour comparer les différents éléments mis à disposition. Lorsque le meilleur d’entre eux est sélectionné, il est présenté aux membres de l’équipe.
Ils sont informés sur la teneur du logiciel. Un bon moyen promotionnel afin de rallier un maximum de personnes derrière cette nouvelle plate-forme collaborative.
c) L’expérimenter
Il faut l’expérimenter, réduire les contacts physiques. Par la suite, chaque acteur s’approprie ce nouvel outil d’échanges virtuels. En définitive, le logiciel doit en quelque sortes entrer dans les mœurs, devenir une habitude quant à son emploi. Ce processus s’établit sur le long terme. Le réseau par le biais de cette nouvelle plate-forme collaborative deviendrait opérationnel. Elle est en perpétuelle évolution puisque chaque intervenant pourra y donner ses avis, ses impressions.
Rien n’est acquis par avance. L’outil collaboratif intégré par ses utilisateurs peut devenir obsolète à la longue. Dans ce cas précis, mieux vaut prévenir que guérir. Ainsi, le logiciel est analysé pour coller efficacement aux attentes de ses utilisateurs et pour comprendre les dysfonctionnements techniques. C’est une étape obligatoire qui permet d’éviter les rétractations par la suite. Bien intégrée et valorisée, la plate-forme peut être généralisée ensuite dans l’ensemble de l’organisation.
III Quelques exemples de plates-formes collaboratives
a) Le wiki
Dans ce cas précis, le wiki se différencie du blog par son but fonctionnel. Ici les internautes créent, actualisent des articles et gèrent eux-mêmes le site de l’entreprise. Le wiki peut avoir un avenir pérenne dans le milieu professionnel, à condition d’être utilisé à bon escient.
Néanmoins, cette plate-forme collaborative présente un indéniable atout dans l’échange, le partage d’informations et en définitive utile pour le dircom en tant qu’outil stratégique de communication.
b) Le groupware
Idéal pour le partage de documents à distance, le groupware est un logiciel de travail collaboratif sur support numérique.
Il permet de réaliser un travail en commun à travers des réseaux. Il est également perçu comme support de création et comme outil de messagerie instantanée ou non.
c) MindTouch Deki
C’est une plate-forme collaborative libre pour les communautés et les entreprises essentiellement. MindTouch Deki est simple d’utilisation.
C’est un wiki évolué qui facilite l‘édition, l’agrégation, l’organisation et le partage de contenu. Deki est de plus une plate-forme qui permet la création d’applications collaboratives, ou bien l’ajout de fonctionnalités de type wiki dans des applications déjà existantes.
d) Le workflow
Le workflow ou en en français flux de travail, est un outil collaboratif permettant la transmission automatique de documents entre plusieurs utilisateurs. De nombreux acteurs sont impliqués dans ce qu’on pourrait appeler un processus métier ou plus communément un processus opérationnel. Le workflow représente les différentes tâches à accomplir entre les collaborateurs d’un même projet. Il détermine les délais à respecter et les modes de validation. Il fournit à chacun des intéressés, les informations nécessaires dans la réalisation des objectifs. Pour un processus de publication en ligne par exemple, il s’agit de la modélisation des tâches de l’ensemble de la chaîne éditoriale, de la proposition du rédacteur à la validation par le responsable de publication.
La liste des plates-formes collaboratives n’est évidemment pas exhaustive. Les exemples sont toujours plus concrets et entrent mieux dans l’esprit de tous.
C’est pourquoi, il était recommandé d’en citer quelques uns, les plus représentatifs et en vogue de nos jours dans le monde professionnel. Les collectivités locales et territoriales ne doivent pas rater le train des technologies de l’information et de la communication.
IV Bien connaître le fonctionnement d’une plate-forme collaborative
a) Le logiciel libre
Ces logiciels libres, souvent gratuits, réduisent considérablement les couts d’installation. D’ailleurs, les professionnels les considèrent plus fiables que le logiciel propriétaire. Libre n’est pas synonyme toujours de gratuité. On utilise cette appellation pour désigner les logiciels respectant quatre libertés fondamentales en informatique : liberté dans l’usage des programmes, possibilité d’étudier le produit, de lui apporter des modifications afin de maximiser ses compétences, de le redistribuer. Si ces libertés sont entachées, l’utilisateur n’est pas face à un logiciel libre. Il doit s’affranchir de toutes contraintes liées aux éditeurs de logiciels.
Ne pas confondre le libre avec d’autres types de logiciels : le freeware en est un gratuit qui ne fournit pas le code source. Quant au shareware, la modification n’est pas autorisée. C’est un logiciel gratuit un temps mais passé un certain délai, chacun devra rétribuer son auteur.
b) Le logiciel propriétaire
Contrairement à celui nommé libre permettant de l’utiliser pour n’importe quel usage, le logiciel propriétaire se définit par des limites à ne pas dépasser, selon le contrat de licence établi entre l’auteur du produit et l’utilisateur. Si une collectivité locale, territoriale et par l’impulsion du dircom, décide d’implanter dans leur organisation ce type de logiciel, ce dernier sera limité à un nombre d’utilisateurs et de machines.
De plus, il n’est pas permis, en théorie, d’étudier le logiciel propriétaire et d’avoir accès au code source, de le distribuer ou de le vendre. Il est donc indispensable de bien se renseigner. Une plate-forme collaborative doit avant tout faciliter le travail à distance, de coopération entre les salariés et non le freiner ou le restreindre.
c) Création des plates-formes collaboratives
Nous avons l’exemple de Lucane Groupware. Ce logiciel permet de créer des plates-formes collaboratives. C’est une version gratuite, écrite en Java et possédant de nombreuses fonctionnalités comme : l’échange de fichiers, le forum, le chat… Autre exemple, Mezzoteam. La version pro propose de nombreuses fonctionnalités. Pour la gestion d’annuaire, gérer des fichiers, pour le classement automatique de documents et tant d’autres possibilités offertes. C’est un logiciel idéal pour sécuriser et optimiser les projets. Il est souvent utilisé par les entreprises pour cela. Mezzoteam ne se limite pas à un nombre d’utilisateurs.
Le Conseil général du Lot et ses partenaires ont décidé de créer une plate-forme départementale pour la coordination des EPM (Enterprise Project Management). Elle a été mise en place en septembre 2008. Les sociétés Advisio et Consultic ont réalisé une plate-forme offerte au public. Grâce au site www.lot.fr, les internautes s’informent sur les EPM (revue de presse, actualités, programmes…).
Cet outil collaboratif détient d’autres capacités : comme un lieu réservé aux groupes de travail dans lequel une kyrielle de fonctionnalités sont mises à disposition. Cette plate-forme représente aussi un espace de travail privé, avec un bureau virtuel personnalisable. Chacun se munit d’un identifiant et a accès à des modules de gestion, un forum, un chat entre autres.
Enfin et peut être la plus importante, elle crée des « espaces services publics à proximité ». Neuf esp@p sont disponibles dans le lot. Cette initiative permet d’éviter les déplacements vers les pôles de services, de gagner du temps car les communes sont parfois trop éloignées de ces services souvent centralisés. Les bénéficiaires de ce dispositif ne sont pas laissés au dépourvu puisque des animateurs les encadrent dans leurs démarches, les guident pour leurs recherches sur internet. Et grande nouveauté, l’utilisateur de cette technologie peut correspondre avec son conseiller grâce au visio-accueil et ainsi traiter son dossier aussi naturellement qu’un entretien physique.
Les outils collaboratifs constituent pour le dircom un formidable moyen stratégique de communication. Utilisés à bon escient, les collectivités locales et territoriales ont tout à y gagner.
Conclusion
Le dircom est chargé de faire évoluer les mentalités quant aux bienfaits de l’utilisation des plates-formes collaboratives. Ce n’est pas chose aisée. C’est pourquoi, toute une stratégie réfléchie et construite est mise en place pour y parvenir. Ces outils ont fait leurs preuves outre-atlantique, surtout dans le domaine de l’intranet.
La concurrence est de plus en plus rude. Collectivités locales et territoriales, entreprises précisément… sont invitées à rattraper leur retard pour cause de compétitivité de plus en plus féroce. C’est un challenge fascinant, façonnant de nouveaux rapports professionnels autour d’un même projet. La plate-forme collaborative, associée à l’outil informatique, est un concept promis à un bel avenir.
Sources
http://www.renupi.org/article.php3?id_article=168
http://www.institut.capgemini.fr/index.php?p_id=107&formation=projets-collaboratifs-l-etat-de-l-art
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupware
http://olivierpommeret.com/index.php/tag/plates-formes-collaboratives
http://www.usages20.com/2008/06/03/les-plates-formes-collaboratives-pour-quoi-faire/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre
http://www.synergies-publiques.fr/article.php?id_article=404
http://maghreb.msn.com/Technologie/ViewArticle.aspx?Cat=Internet&Id=2008-December-10_14_27_00
http://www.01net.com/
http://www.quelsoft.com/fiche/mezzoteam-c27-134-1067.html
http://www.creatif-public.net/article1053.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Workflow
Sensibiliser les citoyens à “la bientraitance” des personnes âgées. Ce sujet méritait discussion. Au Foyer club de la Fontonne, hier, la conférence s’est inscrite dans la continuité de la campagne nationale de lutte contre la maltraitance.
Le CCAS et le centre local d’information et de coordination, en partenariat avec la commission éthique et droit de l’Observatoire départemental des personnes âgées, l’ont organisé avec comme leitmotiv la bientraitance. Sans édulcorer une terrible réalité, celle de la maltraitance des seniors, le thème de la conférence se voulait constructif.
Mauvais traitements
A l’échelle nationale, 70% des personnes âgées subissent de mauvais traitements à domicile. 30% sont le fruit de négligences actives et passives dans les établissements tels maisons de retraite. Les exemples sont nombreux : brutalité, sévices, infantilisation, abus de confiance, défauts de soins… La liste est longue.
L’association Almazur traite en moyenne dans le département, cinquante dossiers dont quarante liés aux maltraitances à domicile. Au-delà de la souffrance de ces personnes, les intervenants de la conférence ont souhaité sensibiliser leur auditoire aux grands principes de la bientraitance.
Le docteur Brigitte Haist est médecin territorial au Conseil général. Avec ses partenaires et membres de la commission, elle tente de protéger toutes celles et ceux en situation de fragilité et qui ne peuvent se défendre. ” Elaboré à partir de la charte des droits et libertés de la personne âgée dépendante, le diaporama prévu pour la conférence a mis l’accent sur la dignité des victimes et sur le besoin de remettre au goût du jour le respect mutuel”, développe le docteur Haist.
Une telle initiative ne peut se réaliser sans une prise de consience de chaque citoyen.
D.V