Restos du coeur : De nouveaux centres d’activité dans les P.O.
Face à la recrudescence de la pauvreté dans le département, l’association des Restaurants du cœur augmente sa capacité d’accueil. Dans les faits, cela se concrétise par l’ouverture de nouveaux centres d’activité dont l’un sera effectif dès décembre à Banyuls Dels Aspres.
Les Restaurants du coeur concentrent la générosité de chacun. À partir de décembre, deux nouveaux centres vont voir le jour dont un situé sur la commune de Banyuls Dels Aspres. Ils tombent à point nommé, grâce notamment à la distribution de denrées pour les plus défavorisés, la veille de la campagne hivernale. Ces deux sites seront rejoints fin 2010 par ceux de Perpignan Sud-Est et Peyrestortes. Quatorze centres d’activité sont à l’heure actuelle dédiés à la distribution alimentaire, à celle de vêtements et aux activités d’insertion des Restos du coeur. Ils sont répartis sur le département et permettent d’accueillir les personnes en difficulté. Et ça ne suffit pas ! Mauvaise nouvelle car plus les centres augmentent et plus les situations de pauvreté progressent. Dans les P.O., l’association doit y faire face.
Un million de repas servis
Durant la campagne de 2008-2009, elle dénombrait 9174 bénéficiaires, près de 900 000 repas étaient distribués, soit une progression de 29,8 % en comparaison de la campagne précédente. D’après Pierre Olibo, président des Restaurants du coeur des P.O., il faut s’attendre l’année prochaine à un million de repas servis. Outre les SDF, de plus en plus de travailleurs pauvres, d’étudiants, de femmes seules font appel à l’association. La nouvelle n’est pas rassurante. La baisse du pouvoir d’achat, des revenus correspondant au seuil de pauvreté expliquent leur venue. Ils n’ont que pour seule issue l’aide précieuse des Restos du coeur, d’où l’augmentation patente des centres d’activité.
C’est peu ancré dans les esprits mais les sites des Restos du coeur mettent en oeuvre des activités d’insertion illustrées par une aide à la recherche d’emploi, une bibliothèque, des initiations à l’informatique, une aide aux devoirs et tant d’autres activités. « Le but est d’intervenir à tous les niveaux. Nous ne voulons pas juste leur donner de la nourriture mais les aider pour qu’ils s’en sortent », explique Pierre Olibo.
Avec 417 bénévoles, des dons en augmentation mais de moindre importance, l’association est solide au poste pour faire face à la saison hivernale. Espérons que ses efforts seront récompensés. Et qu’à l’avenir l’association fermera plus de centres d’activité qu’elle en ouvrira : Manière de repousser dans ses retranchements la pauvreté, ce mal odieux, insupportable qui gangrène notre société.
Danyl Vasto
Les ondes de la colère
Les débats sur les antennes-relais sont légion en France. Les discussions houleuses, entre certains scientifiques qui tirent la sonnette d’alarme et opérateurs de téléphonie mobile campant sur leurs positions accroissent. Les associations sont sur le qui-vive pour alerter les citoyens, les pouvoirs publics quant aux dangers qu’encoure la population française. Dans les P.O., des habitants, parfois regroupés en associations, ont pris le taureau par les cornes. Ils attestent d’un danger pour la santé publique et prônent le principe de précaution. Dans des communes du département, la tension n’est pas retombée.
Banyuls sur Mer
Jean Delanoue est retraité et vit entre Paris et Banyuls sur Mer. Depuis cinq ans, il se bat pour faire démonter une antenne-relais Bouygues Télécom présente depuis dix ans sur le toit de son immeuble, en plein coeur de Banyuls sur Mer. Son appartement est au dernier étage. « Mon lit est à trois mètres de l’antenne », raconte Jean Delanoue. Il souffre d’un lymphome et pense que sa maladie a un rapport avec la présence du mât. Il a eu vent de voisins incommodés depuis l’installation de l’antenne-relais : les troubles du sommeil représentent le symptôme le plus récurrent. Ses efforts n’ont pas été vains. Avant le 9 décembre, date à laquelle prend fin le bail de l’opérateur, l’antenne sera en principe démontée. Il a réussi à convaincre la copropriété sur ses effets nocifs.
Villeneuve-de-la-Raho
L’association Un mât pour les ondes (UMPLO), créée le 9 avril 2008, s’est lancée dans la croisade contre la présence d’antennes-relais sur le château d’eau de la commune. Elle tente de peser de tout son poids pour déplacer celles-ci en dehors de l’agglomération, dans un périmètre sécuritaire comme elle l’indique sur son blog. Les trois opérateurs sont implantés sur la commune. L’Agence nationale des fréquences recense notamment à Villeneuve-de-la-Raho six émetteurs Bouygues, soit trois antennes utilisant, comme ses concurrents, la technologie GSM 900 et UMTS : « haut débit mobile ».
La Bastide
Depuis trois ans, Didier Maurot se bat pour interdire la mise en place d’un pylône-relais GSM de 35 mètres de haut, à 350 mètres de sa bergerie. Il est convaincu de la nocivité des ondes de téléphonie mobile. Il n’est pas contre la technologie mais demande que soit pris en considération le principe de précaution. Après avoir empêché l’installation de l’antenne-relais sur son exploitation, après que l’affaire ait été portée en justice, le maire de La Bastide a décidé, lors de la dernière réunion du conseil municipal, l’organisation d’un point d’information sur les ondes électromagnétiques : une réunion auprès des habitants de la commune, animée par Didier Maurot et les personnes qui le soutiennent.
Montesquieu-des-Albères
Le projet d’implantation d’une antenne-relais SFR en septembre a été reporté à une date ultérieure. Des efforts récompensés et une satisfaction qui a été relayée par l’association Amic et le Comité de défense du château d’eau. Mais de courte durée ! La décision de voir se dresser un mât d’antenne près du Mas Blay n’a pas été invalidée. Les associations ne relâchent pas la pression sur la mairie. Elles comptent bien porter l’affaire en justice et affichent clairement leur volonté d’empêcher toute tentative de pose du pylône.
Perpignan
La ville a décidé de jouer la transparence. Concrètement, elle se caractérise en 2004 par la création d’une charte municipale relative aux antennes-relais de radiotéléphonie mobile. Comme l’indique le site de la mairie de Perpignan, les points essentiels de cette charte reposaient sur : « la transparence des opérateurs nationaux de téléphonie mobile quant aux modifications des sites implantés et la déclaration de tout nouveau site sur le territoire de Perpignan, l’intégration des sites selon les modalités définies par la charte, la mise en uvre de mesures de contrôle des champs électromagnétiques à la demande de la ville. L’esprit de la charte suppose une information cohérente de la part des opérateurs sur les projections futures et sur les modifications des sites en toute transparence vis-à-vis des services de la ville et des Perpignanais ».
Pour une habitante de Perpignan, électrosensible aux ondes émises par les téléphones mobiles de troisième génération (3G), le Wi-Fi et les antennes-relais, cette charte n’est que de la poudre aux yeux : « Depuis décembre 2008, j’essaie de contacter Jean-Paul Alduy pour évoquer mon cas personnel et celui des gens souffrant d’électrosensibilité. Jusqu’à ce jour, je n’ai obtenu aucune réponse. Ce que je souhaiterais, c’est qu’on baisse le seuil de puissance des antennes ». C’est une des revendications del’association Robin des toits qui réclame un seuil d’exposition maximale de 0,6 Volts par mètre (V/m).
Il y a cinq ans, cette jeune perpignanaise découvre son électrosensibilité aux ondes pulsées émises par les antennes-relais. Depuis, sa vie est devenue un enfer. La 3G a tout déclenché. Ce mal, comme elle le définit, la ronge et tend à s’accentuer au fil du temps. Elle ne sort presque plus de chez elle. Pour faire ses courses ? C’est un véritable déchirement. Cette jeune femme n’a plus mis les pieds dans une grande surface depuis près d’un an, n’a même plus de vie sociale. Ses journées sont rythmées par deux, voire trois crises dès qu’elle ressent une intensification de l’émission des ondes aux heures de pointe : maux de tête à répétition, nausées, crampes, eczéma, difficultés pour coordonner ses idées… La liste est longue. Afin de pallier ses souffrances, elle s’est munie d’une casquette et d’un gilet empêchant les ondes de traverser son corps. Cette combinaison a un coût élevé, pris en charge par sa famille. Elle souhaite que les hommes politiques prennent cette affaire au sérieux et par la même occasion leurs responsabilités.
Cabestany
Des extraits de courriers d’habitants de Cabestany corroborent la thèse des risques engendrés par les antennes-relais sur la santé. D’aucuns se plaignent de la présence de ces mâts sur le château d’eau, surplombant leur maison. Les symptômes qui reviennent le plus souvent : perte du temps de sommeil, démangeaisons cutanées, maux de tête. D’après ces témoignages recueillis, près de huit personnes sont décédées des suites d’un cancer. Ils vivaient à proximité du château d’eau. Tous s’accordent à dire que leur santé a périclité après l’installation des premières antennes.
Millas
Près des réservoirs d’eau, se dresse un mât par opérateurs. Proche des habitations, plusieurs personnes souffrent d’insomnies, de migraines, de fatigues chroniques, de vertiges lorsqu’elles restent à leur domicile. Les riverains demandent le déplacement des antennes-relais, loin des maisons. Elles sont à moins de 200 mètres des premières habitations. À l’heure actuelle, Damienne Beffara, maire de Millas, étudie la demande déposée par le Collectif Força Real Oui/Força Relais Non.
Saint-Estève
Plusieurs riverains partent au front pour interdire l’installation d’une antenne-relais dans le cimetière de la commune. Le Collectif contre les antennes du cimetière de Saint-Estève compte même porter l’affaire devant le tribunal administratif de Montpellier. Il estime que le quartier n’a pas été consulté et n’accepte pas la décision unilatérale du maire : « Paradoxalement, les élus de notre municipalité maintiennent à tout prix ce dangereux projet et réfutent en bloc le risque des rayonnements électromagnétiques et le principe de précaution ».
Les étapes de l’installation d’une antenne-relais en ville
D’après l’association française des opérateurs mobiles (AFOM), le projet d’installation dure entre deux et trois ans. En premier lieu, le choix de l’emplacement de la nouvelle antenne-relais est recherché. Mais pour observer une nouvelle antenne dans le paysage urbain, les opérateurs doivent obtenir une autorisation d’émettre par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), procéder à la signature du bail. De son côté, la mairie se concerte, procède à une réunion de travail, à celle d’information avant de remettre son dossier. Ensuite, est établie une Déclaration préalable ou permis de construire quand cela est requis par le Code de l’urbanisme. S’ensuit le début des travaux.
Des ondes pas si nettes
Toujours selon l’AFOM, les ondes de la radio, de la télévision et de la téléphonie sont toutes des ondes radio : « Il n’existe aucune raison sanitaire de les différencier ». Dans Le Monde.fr, daté du 21 avril 2009, Michèle Rivasi, professeure agrégée en biologie de l’Ecole normale supérieure, différencie les ondes radio et celles émises par les antennes-relais : « Dans un cas, on en a des sinusoïdales continues. Dans le deuxième cas de la téléphonie mobile et des antennes-relais, on a des ondes pulsées, discontinues, qui transmettent des paquets d’énergie et qui présentent des ondes à basse fréquence. Il y a une confusion chez les opérateurs, qui amalgament les ondes de radio ou de télévision avec les ondes de téléphonie mobile ».
L’internet sans fil
Le Wi-Fi est une technologie de réseau informatique sans fil. C’est un des moyens permettant l’accès haut débit à internet. Grâce à cette technologie, il est possible de relier des ordinateurs portables, des machines de bureau, des assistants personnels ou même des périphériques à une liaison haut débit sur un rayon de plusieurs dizaines de mètres en intérieur (généralement entre une vingtaine et une cinquantaine de mètres). Le Wi-Fi utilise des ondes d’une fréquence de 2400 Mhz. C’est la même fréquence que celle du micro-ondes. L’impact des radiofréquences sur la santé de l’homme fait l’objet de nombreux débats. Outre le téléphone portable et les antennes-relais, le Wi-Fi est également décrié depuis quelques années pour sa dangerosité avérée ou pas. D’après les conclusions de l’Organisation mondiale de la santé : « compte tenu des très faibles niveaux d’exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce jour, il n’existe aucun élément scientifique probant confirmant d’éventuels effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil pour la santé ». Un avis qui ne fait pas l’unanimité. Certains scientifiques rappellent que le Wi-Fi utilise des ondes pulsées, pouvant être à l’origine de nombreux symptômes tels maux de tête, troubles du sommeil voire hormonaux.
Danyl Vasto
Apprendre le catalan sur internet et par CD-Rom
Il n’est pas forcé de faire le déplacement pour apprendre le catalan, de même les nouvelles technologies le permettent. La seule différence est que vous êtes seuls, sans véritable encadrement. Par conséquent, prenez-vous en main si vous souhaitez maximiser vos chances de progression. Calés dans votre fauteuil, devant votre écran d’ordinateur, choisissez entre le CD-Rom ou les sites internet dédiés au catalan. En voici un florilège !
L’association des cadres catalans de Toulouse & Midi-Pyrénées a été créée dans le but de réunir les amoureux de la Catalogne, de surcroît la langue catalane. Sur son site, tout est dit. Elle sert d’interface entre les personnes qui veulent s’y initier et les outils pédagogiques qui leur sont mis à disposition. Vous trouverez sur le site de l’association une rubrique : cours de catalan. En cliquant sur le lien, l’association propose divers moyens pour apprendre la langue. Par le biais d’une émission radio, en renvoyant les intéressés vers l’Institut Cervantès ou des instituts universitaires basés à Toulouse. Mais le petit plus, c’est qu’elle référence une liste conséquente de cours en catalan sur internet.
Parla.cat : ce site internet très fourni est assimilé à un espace virtuel d’apprentissage. Dès l’entrée sur le site, sélectionnez la langue de votre choix pour assimiler la marche à suivre. Avant de vous lancer dans l’apprentissage, il faudra vous inscrire et choisir une des deux modalités : soit en accès libre, c’est à dire que vous apprenez la langue gratuitement, sans aide aucune. Soit une version payante, avec l’aide d’un tuteur virtuel. Sur cette plate-forme, seront mis à votre disposition des cours tout niveau, ainsi que des exercices pour évaluer votre marche de progression. Intéressés ! : www.parla.cat/
A l’abast : comme il est clairement indiqué sur le site, A l’abast ne dispense pas de véritables cours de catalan mais propose des expressions couramment utilisées. C’est fort pratique pour les Catalans en herbe. Lors d’un séjour ou d’une visite sous les couleurs de la Catalogne, chacun pourra puiser dans cette mine d’expressions simples afin d’amorcer une discussion. A l’instar des : « Qui êtes-vous ? », « Comment ça va ? »… Un bel outil de voyage pour débuter, avant de se lancer dans la langue catalane si l’envie vous effleure. Consultez le site : weib.caib.es/Recursos/abast/home.htm
La Generalitat : le gouvernement de la communauté autonome de la Catalogne met en ligne des cours afin d’accueillir les nouveaux Catalans qui souhaitent approfondir la connaissance de la langue. Pour les francophones, entre autres, il sera accommodant de s’initier à la compréhension de la langue en présence de dialogues sonores proposés par la Generalitat. Divers services sont mis à disposition tel un traducteur de textes, de pages web… Pour organiser vos sorties, aller au cinéma, le site diffuse les projections de la semaine en catalan. La Generalitat dirige également le public intéressé vers les différentes formations. Lorsque l’on s’installe dans une région, à défaut d’apprendre d’arrache-pied une nouvelle langue, il est toujours souhaitable de s’y intéresser de près ou de loin. Elle représente un solide point d’ancrage afin d’appréhender une nouvelle culture. www.gencat.cat
Diàleg multimèdia : c’est une excellente méthode pour apprendre le catalan. Ce CD-Rom contient 100 animations, plus de 1400 dessins, des chansons, plus de 1900 exercices oraux. 200 tableaux de grammaire, un dictionnaire de 5000 mots. D’une manière dynamique et amusante l’élève apprend la langue parlée. Il faut naviguer dans une série d’histoires animées, où il doit intervenir en enregistrant des phrases, et jouant différents rôles dans chaque histoire. Une méthode rapide et efficace. C’est en tout cas l’avis de la llibreria catalana qui recommande cet outil pratique et qui le vend par la même occasion : le CD-Rom est divisé en trois volumes, chacun coûte 26 euros.
Euro Talk, Apprenez le Catalan (Learn Catalan) : c’est un excellent programme pour débutants. Cette méthode, très facile à utiliser, est adaptée à tous ceux qui souhaitent apprendre tout seuls, de façon amusante et stimulante, le vocabulaire et les phrases de base de cette langue. Pour acquérir rapidement les rudiments du catalan, plus ou moins 500 mots, ce CD-Rom couvre les sujets suivants : premiers mots, nourriture, couleurs, phrases de bases, le corps humain, l’heure, faire des achats et les pays. Des jeux avec de différents niveaux de difficulté permettent de vérifier de façon ludique ce qu’on a acquis. En outre, il est possible d’imprimer pour chaque unité un vocabulaire illustré avec des figures à couleurs. Un système de points permet d’évaluer sa propre progression et d’obtenir un diplôme. Ce CD-Rom est destiné aux adultes comme aux enfants à partir de 10 ans. Apprenez le catalan pour 26,90 euros.
Autres adresses intéressantes de sites
- El portal lingüístic de la Corporació Catalana de Mitjans Audiovisuals.
C’est très pratique pour en savoir plus sur le catalan, les conjugaisons et sa grammaire.
http://esadir.cat/presentacio/credits
- Dictionnaire-Traducteur, Lexilogos pour aller du français au catalan et vice-versa.
www.lexilogos.com/catalan_langue_dictionnaires.htm
Un hymne à la femme
L’exposition pourrait s’intituler ainsi tant la femme y tient une place prépondérante. Depuis le 15 et jusqu’au 30 septembre, la mairie de Banyuls sur Mer accueille trois femmes, trois artistes aux multiples talents célébrés au moyen de la sculpture et la peinture. Le dénominateur commun : l’approche thématique de la féminité. Adèle Vergé présente ses dernières sculptures oscillant entre figuratif et abstrait, Brigitte Auvergne et Simone Malé leurs peintures.
Les oeuvres d’Adèle Vergé représentent des couples enlacés, véritable allégorie de l’amour et la tendresse. Le thème de la maternité jalonne également l’exposition de l’artiste. Les nus sont façonnés, taillés dans le bronze, le bois, la pierre. Mais sa matière de prédilection reste la terre. De ces oeuvres aux formes épurées, chacun ressentirait en son for intérieur la plénitude et la sagesse. Un véritable aboutissement créatif tant sa volonté d’amorcer une sculpture réside dans le choix de s’inspirer de modèles vivants. Une nécessité de partir de la peau, la chair afin que ses sculptures célébrant l’amour et la tendresse jaillissent et transcendent le coeur de chacun.
Insolites
En compagnie des portraits de Brigitte Auvergne et ceux de Simone Malé, vous serez en mesure d’admirer des femmes, de sonder leur conscience, leur coeur, leurs sentiments, leur âme. Chez Simone Malé, le processus créatif prend essentiellement sa source dans le spontané, l’intuitif. Tout est à concevoir, à expérimenter comme avec ses portraits qui mêlent modernité et style rétro. Outre la création, l’artiste entretient l’humilité dans l’approche de son art. Car ce qu’elle aime avant tout, c’est découvrir et s’améliorer sans cesse.
Une idée, un thème majeur prend souvent l’ascendant chez Brigitte Auvergne comme la recherche de soi, la difficulté à vivre. Elle traduit par le biais de la peinture la vie intérieure de ces femmes, travaille sur le contraste au travers de ses personnages féminins nocturnes, noctambules voire insolites.
Une exposition à la gloire de la féminité, faite par des femmes et destinée à tous les publics.
DANYL VASTO
L’Amicale des chiens de travail d’Antibes fête ses 30 ans
Pour marquer le coup, rien de mieux qu’une compétition auréolant trente années d’existence : celles du Club Amicale des chiens de travail d’Antibes. Situé au coeur de la zone industrielle des Trois Moulins, l’ACTA organise ce week-end un concours de dressage nommé ring : le summum des compétitions comme le souligne le président et fondateur du Club, Georges Sauze : « cette compétition est l’aboutissement de nombreuses heures de dressage. Nos moniteurs éduquent, sociabilisent les chiens. Pour le concours de ring, trois éducateurs agrées les exercent au mordant ».
Adhérents
À la fin du concours un certificat de sociabilité et d’aptitude à l’utilisation sera délivré aux meilleurs compétiteurs à quatre pattes.
Implanté sur Antibes depuis 1982, le Club, crée en 1978, a pour objectif d’éduquer des chiens souvent turbulents. Leurs maîtres dépassés n’ont comme seul recours que l’ACTA.
45 adhérents grossissent les rangs de l’établissement. Constat logique en raison de la dissolution d’un autre Club sur Antibes.
« Je suis fier d’avoir créé dans une garigue, un des plus beaux terrains d’entraînement canin de la Côte d’Azur », raconte Georges Sauze, ravi par le travail accompli depuis trente ans.
Efficacité
Une équipe solide constitue l’assise du Club : les membres de l’agility, du ring, de l’éducation. Sans oublier l’aide précieuse de « Babette », qui participe activement au bon fonctionnement de l’établissement.
Embarquez sur le voilier « Mercedes » avant la fête de la mer
En prélude à la fête de la mer, prévue du 11 au 14 juillet à Boulogne, le public est invité dès aujourd’hui à naviguer à bord d’un des plus grands voiliers européens : le « Mercedes ». Rendez-vous est pris pour les simples curieux et les passionnés de la mer.
La baisse de TVA devrait favoriser celle des prix dans les restaurants
Dès aujourd’hui, la TVA dans la restauration passe à 5,5 % au lieu de 19,6 %. La Chambre de commerce et le syndicat hôtelier UMIH ont informé les professionnels de la restauration, sur les avantages liés à ce changement.
C’est fait, la baisse de la TVA dans la restauration entre en vigueur aujourd’hui. Elle passe à 5,5 %. La CCI de Boulogne a organisé une réunion d’informations. Le but était d’éclairer restaurateurs, cafetiers… sur les changements induits par cette nouvelle disposition fiscale.
Pour ce faire, la CCI a fait appel à Danièle Deleval, vice-présidente confédérale de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH).
Contrat d’avenir
Francis Carton, expert-comptable de l’Union locale des experts-comptables, a alimenté la réunion par des exemples concrets afin de rappeler les principes de la TVA. L’UMIH a assuré que la restauration ne perdra par d’argent. D’après le syndicat, le chiffre d’affaires hors taxe ne baisse pas, il va même augmenter. Et poursuit que le taux fixé à 5,5 % dans la restauration, doit permettre de diminuer le prix des menus à la carte.
« Vous avez par exemple quarante produits dans votre restaurant. Sur ces produits, vous allez en choisir dix, ceux qui se vendent le mieux comme le thé, le café, sur lesquels vous appliquerez une baisse de 11,8 % sur le prix de vente » , explique Danièle Deleval.
Cette application entre dans le cadre du contrat d’avenir signé entre l’État et les organisations professionnelles. Outre une baisse des prix que les restaurateurs notamment doivent effectuer, l’accent sera mis sur la création d’emploi et sur la revalorisation des salaires du personnel.
Au restaurant « Chez Jules ». Claude Leleu, gérant de l’établissement, s’engage à une répartition par tiers : « Un tiers ira au personnel, un autre tiers dans l’investissement et le dernier dans la baisse des prix de nos cartes. Je ne cherche pas à utiliser cet avantage pour me faire une trésorerie supplémentaire ». Tous les restaurateurs n’en feront pas autant. D’aucuns préfèrent attendre de voir avant de baisser leurs tarifs : « La TVA n’appartient pas au restaurateur. Ceux qui ne diminuent pas les prix font une erreur, pire ce sont des malhonnêtes », affirme Danièle Deleval.
Les services de la concurrence et de la répression des fraudes constateront prochainement, si oui ou non, restaurateurs et cafetiers jouent le jeu. Gare à ceux qui ne le feront pas.
PAR DANYL VASTO
janvier 22, 2010

